Unité 1 · Leçon 2 — Identités
The story of Amina, adopted from Madagascar at age two, who travels to Antananarivo at thirty to find her birth mother.
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Adopted: in search of my origins
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Amina avait toujours su qu'elle était adoptée. Ses parents ne le lui avaient jamais caché. Mais savoir et comprendre sont deux choses très différentes — et à trente ans, elle a décidé de partir à la recherche de celle qui l'avait mise au monde.
Quand Amina était petite, elle ne se posait pas de questions. Ses parents, Claire et Mathieu, l'avaient recueillie à Madagascar quand elle avait deux ans, et ils l'avaient élevée dans leur maison de Montpellier avec tout l'amour du monde. Elle avait grandi comme n'importe quel enfant français : école publique, cours de danse le mercredi, vacances chez les grands-parents en Bretagne. La couleur de sa peau suscitait parfois des remarques, mais ses parents lui avaient toujours dit la même chose : « Tu es notre fille, et c'est tout ce qui compte. »
C'est à l'adolescence que les premières fissures étaient apparues. Devant le miroir, Amina cherchait des ressemblances qu'elle ne trouvait nulle part autour d'elle. Elle avait commencé à se demander à qui elle ressemblait, qui lui avait transmis ses yeux en amande, ses cheveux épais, ce grain de beauté au-dessus de la lèvre. À dix-sept ans, elle avait écrit une lettre à l'organisme d'adoption pour demander son dossier. La réponse, arrivée trois mois plus tard, tenait en une page : mère célibataire, vingt ans, employée dans une usine textile. Pas de nom de père. Pas de photo.
Pendant dix ans, Amina n'avait rien fait de cette information. Elle avait terminé ses études de droit, elle s'était installée à Lyon, elle avait construit sa vie. Mais le besoin de savoir ne l'avait jamais quittée. Quand elle a eu trente ans, un collègue malgache lui a proposé de l'accompagner à Antananarivo. Elle a accepté sans hésiter. Avant de partir, elle avait prévenu ses parents adoptifs, qui l'avaient encouragée : « Va. Tu as le droit de savoir. »
À Antananarivo, tout s'est accéléré. Grâce à une association locale, Amina a retrouvé l'adresse de l'usine textile où sa mère biologique avait travaillé. L'usine avait fermé depuis longtemps, mais une ancienne ouvrière se souvenait d'une jeune femme nommée Rova qui avait eu un bébé, puis qui avait disparu. Rova. C'était la première fois qu'Amina entendait ce prénom. Elle l'a répété plusieurs fois, tout bas, comme si le son de ces deux syllabes pouvait combler trente ans de silence.
Amina n'a jamais retrouvé Rova. Les pistes se sont arrêtées devant un village de la côte est dont les registres avaient été détruits par un cyclone. Mais ce voyage l'a transformée. Elle avait compris que chercher ses origines, ce n'est pas trahir ceux qui vous ont élevé — c'est simplement accepter que l'on est fait de plusieurs histoires. De retour à Lyon, elle a serré Claire et Mathieu dans ses bras plus fort que jamais, et elle a posé sur son bureau une carte de Madagascar, épinglée d'un point rouge là où, peut-être, une femme nommée Rova pense encore à elle.
Point grammaire
Le récit d'Amina fourmille de participes passés — avec être, avec avoir, avec des pronominaux. Chaque accord obéit à une règle précise. Ce point de grammaire est l'un des plus testés au DELF B2.
What you'll learn: Amina's story is packed with past participles — with être, with avoir, with reflexive verbs. Each agreement follows a precise rule. This grammar point is one of the most frequently tested at the DELF B2 exam.